La décision de la Banque centrale européenne (BCE) de baisser ses taux directeurs pour relancer l’investissement et la présence de l’organisation terroriste Daesh en Afrique du Nord constituent les principaux sujets traités, vendredi, par la presse européenne.
En France, Le Monde tire la sonnette d’alarme au sujet de la progression de l’organisation terroriste Daesh en Afrique du Nord, estimant que l’assaut lancé contre la petite ville tunisienne de Ben Gardane, à la frontière libyenne, était attendu et signifie que l’EI est ‘aux marches orientales de l’Europe ».
Le journal appelle à ériger le ‘front » tunisien face aux jihadistes en priorité absolue de l’UE, soulignant que les Occidentaux n’ont pas compris que l’assistance économique et financière à la Tunisie, était prioritaire dans la lutte contre l’EI.
De son côté, Le Figaro met l’accent sur les ambitions du ministre français de l’économie, Emmanuel Macron, qui entretient le doute sur une probable candidature en vue des présidentielles de 2017, affirmant que ces ambitions inquiètent le camp socialiste.
‘Depuis qu’il est ministre, Macron a surtout convaincu la droite », note le quotidien, rappelant les positions économiques libérales du ministre socialiste, dignes de la droite.
Libération publie, quant à lui, un numéro spécial entièrement rédigé par des journalistes, intellectuels et artistes syriens, dans lequel ils décrivent l’enfer que vit la Syrie en proie à la guerre civile depuis cinq ans.
Les conséquences pour l’Europe du chaos syrien sont dramatiques : attentats de Paris, folie jihadiste, irrépressible flux migratoire, déstabilisation de tout le Proche-Orient, analyse l’éditorialiste.
En Espagne, les journaux s’attardent sur la décision de la Banque centrale européenne de baisser ses taux directeurs pour relancer l’investissement.
‘Des taux à 0 % », a titré le journal ABC, soulignant que le secteur bancaire a été secoué par cette décision annoncée jeudi par le président de la BCE, Mario Draghi, de faire descendre le taux directeur principal de 0,05 à 0 %.
‘La BCE baisse le taux directeur face au ralentissement de l’économie », titre à la Une le quotidien El Mundo, soulignant que cette mesure a pour objet de faire face aux perspectives peut prometteuses de l’économie de la zone Euro.
« La BCE prend des mesures urgentes pour éviter une autre récession » est le titre choisi par El Pais.
Pour La Razon, cette décision de la BCE intervient par peur d’une nouvelle crise économique, mettant l’accent sur les effets de cette initiative sur les bourses européennes.
La presse britannique s’intéresse, elle aussi, à la menace terroriste de l’Etat Islamique en Libye, à la décision de la Banque centrale européenne d’abaisser son taux directeur à zéro et à l’appel lancé par les médecins internes du secteur public britannique au gouvernement pour le règlement de leur conflit avec le ministre de la santé.
Le quotidien Guardian met en avant les conclusions d’un rapport d’experts de l’ONU confirmant le renforcement de la présence du groupe jihadiste de l’Etat islamique en Libye, profitant du vide sécuritaire laissé par la révolution libyenne de 2011 pour s’implanter dans ce pays où ils compteraient 6 000 combattants.
Le groupe jihadiste a aussi renforcé ses capacités opérationnelles à Tripoli et Sabratha en recrutant des combattants locaux et étrangers, souligne le rapport onusien, cité par le journal, relevant la montée en puissance de l’EI à Syrte.
Selon les experts de l’ONU, l’EI ne tire pas pour l’instant de revenus directs de l’exploitation pétrolière en Libye, mais « ses attaques contre les installations pétrolières compromettent gravement la stabilité économique du pays ».
The Independent se fait l’écho de l’appel lancé par les médecins internes du secteur public britannique au chef du gouvernement David Cameron pour qu’il intervienne pour mettre fin aux nouveaux contrats de travail privant les médecins des primes pour les week-ends travaillés.
Les internes du secteur public britannique refusent toujours de signer les nouveaux contrats qui portent préjudice à leur salaire et viennent d’organiser une grève de 48 heures en signe de protestation, rappelle le journal, indiquant que plus de 5000 opérations chirurgicales ont été annulées à cause de ce débrayage.
Quant au Daily Telegraph, il focalise sur la décision de la Banque centrale européenne d’abaisser son taux directeur à zéro pour soutenir l’économie de la zone euro et lutter contre l’inflation.
La presse allemande commente, à son tour, les décisions prises par le président de la Banque centrale européenne Mario Draghi pour tenter de relancer les prix en zone euro et soutenir l’économie, en décidant notamment d’abaisser encore davantage l’ensemble de ses taux directeurs.
Landeszeitung estime que ces mesures ne sont pas bonnes pour le secteur financier européen, sont préjudiciables aux petits épargnants et touchent indirectement tous les citoyens de la zone.
Le Flensburger Tageblatt voit en ces mesures, une tentative du président de la BCE de soutenir l’inflation dans la zone euro et de stimuler encore davantage l’économie, ajoutant que ces mesures tendent également à amener les banques locales à mettre plus de liquidités dans les rouages économiques en vue d’améliorer l’octroi des crédits, les prix et le taux de croissance.
Le journal Northwest se montre critique à l’égard de ces mesures, indiquant que les prévisions économiques tracées par le président de La BCE sont plus sombres et pessimistes. Le journal estime qu’une inflation basse résulte de la faiblesse de la monnaie et de prix de pétrole très bas.
En Belgique, le quotidien Le Soir s’inquiète des risques du nucléaire belge, sous le titre ‘Le doute nucléaire, plus que jamais ».
Dans un éditorial à l’occasion de l’anniversaire de l’accident, il y a cinq ans, de la centrale nucléaire japonaise de Fukushima, le journal écrit qu »’en Belgique, aujourd’hui la peur, et en tout cas les doutes sur le nucléaire sont plus grands qu’ils ne l’étaient à l’époque ».
La publication invoque ‘le manque de transparence, devenu la règle dans ce secteur » en Belgique.
‘Entre les gouvernements qui se succèdent, les ministres qui se contredisent, les opérateurs avides de profits, le nucléaire belge est devenu un +soap+ plus inquiétant que drôle », indique Le Soir.