La bagarre des Dinosaures a détruit tout autour et la guerre farouche a bel et bien atteint son apogée. Qu’on est-il de l’impact de ce coronavirus covid 19 sur l’économie mondiale ?
Les grandes puissances de la planète se battent pour la résistance ou pour avoir et/ou garder la première place ? Le prix de l’humanité à bon marché contre le prix de la première Edition en fait ce n’est pas la première mais la plus dangereuse compétition économique mondiale à travers l’histoire économique contemporaine.
Ce virus soit-il une industrie d’une main invisible ou pas, contamine l’économie mondiale. Des entreprises à l’arrêt, des cours de bourses qui plongent, la chaine d’approvisionnement mondiale qui se grippe, des Etats qui se confinent…la mise à l’arrêt d’une production mondiale délocalisée où les marchandises traversent les mers et les aires pour coûter moins chers aux consommateurs de la planète.
Pour toucher de plus en plus l’ampleur de cette crise, selon un rapport de KYU associé, seule la chine compte pour un quart de la production mondiale. Elle concentre 27% de la production d’ordinateurs mondiales et 60% de la production de paracétamol….mais est aussi un donneurs de poids en Asie aussi un gros marché mondiale pour des secteurs comme l’automobile, l’électronique, le luxe etc. Par ailleurs, les opérations de fusion- acquisition menées par les firmes chinoises ont dévastés toute l’économie mondiale, Haier possède 15% du marché américain des réfrigérateurs, TCL se distingue par le rachat de la branche TV-DVD de Thomson et de la branche de téléphonie d’Alcatel, Lenovo par le rachat de la branche d’ordinateur d’IBM et la liste ne s’arrête pas là.
Le choc le plus rude de l’impact de ce virus se manifeste chez les entreprises notamment les plus dépendantes aux importations chinoises (textile, électronique,….) ainsi les secteurs de l’événementiel et du tourisme. Les grandes entreprises mondialisées font déjà état de pertes de plusieurs centaines de millions de dollar. En France « le premier partenaire du Maroc », plus de 3600 entreprise (60.000 salariés) dont beaucoup de PME ont demandé à recourir au chômage partiel, souligne l’AFP dans un rapport.
Des entreprises mettent des sites entiers à l’arrêt comme Michelin qui a annoncé la fermeture de ses usines en France, Espagne et Italie, les premiers fournisseurs et aussi les premiers clients du Maroc. Qu’on est-il de cette crise ? Et quelles perspectives nous attendent ?
Adil El jouali, professeur chercheur en Economie Internationale, Université Ibn Zohr