C’est autour du thème de l’entrepreneuriat comme axe central du modèle de développement du royaume que la CGEM* organise sa 2e université d’été à Casablanca.
La CGEM a vu les choses en grand et il y a de quoi frapper les esprits ces 13 et 14 septembre à Casablanca pour son université d’été, dans le cadre de l’Institut supérieur de commerce et d’administration des entreprises (ISCAE). Dès la première matinée, l’ancien président français Nicolas Sarkozy, invité d’honneur de cette 2e université, s’exprimera sur la question de savoir « quelle économie pour demain ? ». Et il ne sera pas le seul participant prestigieux.
Nicolas Sarkozy, invité d’honneur, mais aussi…
Sur deux jours, sur près de 100 intervenants qui confronteront leurs visions autour du rôle de l’entrepreneuriat dans le modèle de développement du Maroc, la CGEM va pouvoir compter sur plusieurs personnalités politiques et économiques internationales de renom qui vont côtoyer les quelque 2000 entrepreneurs, universitaires et étudiants qui seront présents. Parmi les intervenants ayant confirmé leur présence, citons Lionel Zinsou, ancien Premier ministre du Bénin, Aminata Touré, ancienne Première ministre du Sénégal et actuelle présidente du Conseil économique, social et environnemental (CESE) sénégalais, Jean-Louis Borloo, ancien ministre d’État français, Paulo Portas, ancien vice-Premier ministre du Portugal, Michal Kurtika, président de la COP24, Guillaume Dard, président-directeur général de Montpensier Finances, Patrice Fonladossa, président du Comité Afrique du Medef, le patronat français, Cameron Sinclair, président-directeur général d’Archi Network-Armory of Harmony et Karim Sy, président de Digital Africa Initiative.
Les institutionnels en première ligne
Au-delà de ces personnalités étrangères, l’université d’été de la CGEM pourra illustrer le lien fort entre le patronat et les institutions du royaume. Ainsi, seront aussi aux premières loges de cette université d’été Saâdedine El Othmani, chef du gouvernement, Mohammed Benchâaboun, ministre de l’Économie et des Finances, Abdelouafi Laftit, ministre de l’Intérieur, Moulay Hafid Elalamy, ministre de l’Industrie, de l’Investissement, du Commerce et de l’Économie numérique, Said Amzazi, ministre de l’Éducation nationale, de la Formation professionnelle, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Ahmed Reda Chami, président du Conseil économique, social et environnemental (CESE), Driss Guerraoui, président du Conseil de la Concurrence et Dounia Taarji, présidente du Directoire du Fonds Hassan II pour le développement économique et social. Un tel parterre donne une idée de l’importance au Maroc du pont qu’il convient de jeter entre les acteurs économiques et les institutionnels pour un meilleur accompagnement global sur les plans politique, économique, juridique et autre.
Des thèmes cruciaux en guise d’accompagnement
Pour rendre efficiente cette université d’été, des échanges et réflexions ont été proposés autour des « mutations du monde » et de leur impact dans l’univers entrepreuneurial, des éléments de disruption à introduire pour une meilleure compétitivité, des accords de libre-échange et de leurs conséquences sur les économies jeunes et assez fragiles des pays du sud, de l’innovation comme booster d’économies, du code du travail et de son impact sur le type de croissance proposée, des « modèles de prévoyance » à mettre en place pour lutter contre les inégalités, de la transition écologique et des opportunités qu’elle peut offrir et de la question des territoires et régions et de leur place dans la carte de l’entrepreneuriat. En transversal, l’économie marocaine sera scrutée sous tous ses angles afin d’en dégager les forces, les faiblesses à travers des constats sur le réel : quels sont les secteurs les plus importants, le Maroc est-il vraiment un champion du Doing Business ? Le royaume est-il en réalité un pays d’entrepreneurs ? Autant de questions destinées garder une certaine dose de vigilance au moment où les progrès extraordinaires du Maroc et son rayonnement pourraient en aveugler plus d’eux et conduire à crier victoire alors que n’est pas encore terminé le match du développement, de la croissance vertueuse respectueuse de l’environnement, de l’inclusivité, de la lutte contre les inégalités humaines et territoriales sans compter la sécurité au sens large du terme dans son acception politique, économique, sociale et sanitaire.