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Panama Papers : un directeur de Transparency International dans la liste

Le patron de la branche chilienne de l’organisation de lutte contre la corruption serait lié à au moins cinq entreprises offshore. Un comble.

Par Louise Cuneo

« Un grand jour dans la lutte contre l’évasion fiscale. » C’est en ces termes que Daniel Lebègue, président de l’ONG Transparency International France, a commenté la révélation d’avoirs cachés au Panama par des centaines de personnalités, le désormais fameux scandale des Panama Papers.

Pourtant, la principale organisation de la société civile de lutte contre la corruption n’est pas si « transparente ». Le directeur de la branche chilienne de l’ONG, Gonzalo Delaveau, a été contraint à la démission après que son nom est apparu dans les documents du cabinet Mossack Fonseca : Delaveau serait lié à au moins cinq entreprises offshore enregistrées dans les îles Vierges britanniques.

« Extrêmement surpris »

Gonzalo Delaveau a assuré n’être le directeur que de l’une d’entre elles, et ne représenter les intérêts des autres entreprises qu’« en tant qu’avocat et juriste ». L’ancien directeur chilien s’est également dit « extrêmement surpris » par l’activité de Mossack Fonseca.

À la suite de ce scandale, Transparency International a appelé tous les dirigeants du G20 à se réunir « immédiatement » et à interdire les sociétés offshore dans le monde entier. L’ONG a également demandé à faire de la transparence des registres de propriété une norme internationale et à décréter des sanctions contre les pays qui ne respecteraient pas ce principe légal

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