Général

Préfecture d’Agadir Ida Outanane: Calvaire des populations d’Aourir

Par Saoudi El Amalki

La déficit du réseau d’assainissement dans la commune rurale d’Aourir, relevant de la préfecture d’Agadir Ida Outanane, s’érige en réel cauchemar pour les populations de cette bourgade. Depuis déjà une éternité, les résidents de cette agglomération sise entre la station balnéaire d’Agadir et de la récente Taghazoute, souffrent le calvaire, à outrance par le désagrément que cause ce manque dans les ruelles et la puanteur des eaux usées qui en découlent à longueur de journée.

Ni le service administratif à charge de cette tâche, encore moins les élus de la commune qui se sont succédé à la gestion des affaires locales, n’ont pas pris la peine de s’atteler sérieusement à épargner les citoyens de ce martyr dont ils ne cessent de souffrir. Certes, la Régie Autonome Multi-Services d’Agadir (RAMSA), a mis en œuvre un projet sur trois tranches en vue de doter ce patelin de, systèmes de canalisation sur la totalité des quartiers. La première phase qui renferme une panoplie de fractions de la localité, a vu le jour, à la satisfaction des usagers.

La seconde qui englobe une autre série de portions, tâtonne à mi-chemin et se met à l’arrêt. On croit bien savoir que les travaux du chantier se sont interrompus du fait que l’entreprise a du mal à achever son ouvrage. L’affaire finit par atterrir sur dans les tiroirs de la justice qui tranchera sur la question.
Quant à la troisième tranche qui devait couvrir la part du lion de l’ensemble de la commune, elle semble avoir accouché d’une souris.

En fait, l’appel d’offre 18/20 fut lancé le 7 mai 2020, mais il paraît que la commission communale « aurait faussé » l’opération d’ouverture de pli des sociétés en compétition. De ce fait, on apprend que la direction de la RAMSA aurait, ipso facto, procédé à l’annulation de cet appel d’offre. Or, il s’avère que la régie aurait fait fi à la loi 31/8,
relative à la protection des droits des consommateurs, d’autant plus qu’ils se sont acquittés des frais de branchement du réseau d’eau potable et d’assainissement, au préalable, il y plus de 15 ans, sans avoir joui de convenance de ce service de haute vitalité.

Devant ces bavures, « l’association Afoulki pour la protection des droits des consommateurs » s’est insurgée avec force pour faire face à ces attentes aux intérêts légitimes des populations, en proie de la nonchalance et de la déficience. Dans ce sens, la commune paraît gésir aux abonnés absents, temporisant en attendant que le passage des conduits soit évacué desdits réseaux, objet de l’appel d’offren 18/20. Le doigt du citoyen, victime de cette gabegie, est pointé sur la
RAMSA et la commune, en flagrante insouciance des malheurs sévis.

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