Les habitants du quartier Amsernat endurent un réel calvaire avec le soi-disant « souk anarchique de poisson », communément connu sous le nom de « souk ôua » qui a proliféré au cœur du dudit quartier, depuis des décennies.
Selon nombre de résidents, ce quartier s’est subitement mué, sous les yeux des autorités locales qui se contentent de s’ériger en spectatrices, en « souk irrégulier », transformant leur vie en enfer insupportable. Les ordures et les odeurs nauséabondes provenant des résidus de poissons abandonnés sur les lieux, illustrés sur les photos ci-contre, révèlent bien ce martyr que vivent les habitants avoisinants. Les plaignants soulignent que les vendeurs, connus sous l’appellation courante de « ferrachas » ont l’habitude de s’atteler, depuis la matinée à des heures tardives de soirées, à occuper le domaine public le long de la voie aussi bien automobile que piétonne.
Ces actes malsains provoquent la congestion et la prolifération des déchets, en plus des maux écologiques causés par ces épluchures crasseuses, délaissés par les vendeurs de poisson sur la chaussée du quartier d’Amsernat. Cet état calamiteux dont souffrent les populations du Hay et oblige nombre d’entre elles a changé d’habitat, à les pousser à adresser des requêtes à qui de droit en ville afin que ces décideurs interviennent pour mettre un terme à ses irrégularités et de ce fait, leur faire recouvrer leur bien-être. En fait, il est à rappeler qu’auparavant, les autorités locales ont déjà identifié des endroits vacants au « souk modèle » à proximité de oued lhouar, réservés à ces vendeurs domiciliés dans ce lieu inapproprié, mais ils ont refusé de s’y rendre et préféré rester dans la même rue, au milieu des immondices.
Les citoyens du quartier affecté se sont adressés au nouveau Wali, Saaïd Amzazi, le sollicitant à réagir pour mettre fin à cette situation chaotique dont certains ont pris pour une source de profit, aux dépens de la quiétude des citoyens et de leur droit à la vie décente dans un environnement sain.