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Revue de presse économique hebdomadaire

La presse économique hebdomadaire a consacré cette semaine ses gros titres, commentaires et analyses à plusieurs sujets d’actualité, dont l’accélération des réformes structurelles au Maroc, l’augmentation du crédit inter-entreprises, le secteur de l’automobile et la crise immobilière.

 Ainsi, la « Vie Eco » se focalise sur la décision du Fonds monétaire international (FMI) d’exhorter le Maroc à accélérer la mise en œuvre des réformes structurelles, en vue d’accroître les gains de productivité , la création d’emplois et le potentiel de croissance de l’économie.

 « Au cours des dernières années, l’économie marocaine a bénéficié de la poursuite d’une gestion macroéconomique prudente et des réformes structurelles, ainsi que l’évolution favorable du prix du pétrole », a indiqué le Chef de la mission du FMI au Maroc ,Nicolas Blancher, cité par la publication.

Selon M.Blancher, si les progrès réalisés en matière de maitrise budgétaire et de diversification de l’économie ont « renforcé sa résilience », il reste encore beaucoup à faire pour atteindre une croissance « plus élevée, soutenable et mieux partagée ».

 Selon le FMI, la croissance de l’économie marocaine devrait ralentir pour se situer entre 1,5 et 2%, en 2016, et ce , en raison d’une mauvaise campagne céréalière et de la relative faiblesse de l’activité non agricole, soulignant que le déficit des transactions extérieurs courantes devrait, quant à lui, s’accentuer légèrement à 2,9% du PIB à cause de la hausse des importations de biens d’équipement et de produits alimentaires, et de la baisse des prix du phosphate.

 Par ailleurs, le mission du FMI a salué la récente réforme du régime de retraite du secteur public, ainsi que « l’amélioration des finances publiques  » prévue dans le rapport de Loi de finances 2017 avec un déficit de 3 % du PIB, ajoute l’hebdomadaire.

 Sur un autre registre, « La Vie Eco » s’intéresse au crédit inter-entreprises qui a augmenté de 100 milliards de dhs (MMDH) en 5 ans, notant que les Banquiers , experts, comptables, assureurs crédit et spécialiste du renseignement commercial sont unanimes à dire que le crédit inter-entreprises est en nette progression

 Selon une étude d’Inforisk sur un échantillon de 500.000 entreprises, le crédit inter-entreprises a augmenté de 39% entre 2010 et 2015 avec un taux de croissance annuel de 6,9%. Le montant est ainsi passé de 267 à 370 milliards, soit près de 100 milliards de DH de plus de 5 ans.

 « D’après les bilans que nous manipulons, il est très clair que le crédit inter-entreprises, traduit par les postes clients et fournisseurs, est en nette augmentation », note Mohamed Zerrei, associé chez Fidaroc Grant Thornton, cité par la publication.

Pour les Très petite entreprise (TPE), le crédit fournisseur représente 29% du financement du passif contre 4% pour le crédit bancaire, chez les PME 36% contre 24% pour les concours bancaires et chez les grandes entreprises 26% contre 28 % en tant que financement bancaire, relève l’hebdomadaire.

Son confrère « Challenge » revient sur la crise du secteur immobilier et la baisse inquiétante des projets immobiliers mis en chantiers de 9% durant le premier semestre.

 Les prévisions de croissance du ministère de tutelle pour le second semestre sont pessimistes, en raison de nombreux facteurs, dont notamment l’augmentation des droits de la Conservation foncière qui va alourdir les frais annexes pour les acquéreurs, fait savoir l’hebdomadaire.

 De même, les promoteurs immobiliers, qui sont déjà pénalisés par le poids des invendus qui s’accumulent avec les intérêts des crédits bancaires, vont devoir supporter des charges supplémentaires, ce qui risque de compromettre l’achèvement de leurs projets mis en chantier, estime le journal.

 Sous le titre « Le FMI renouvelle sa confiance au Maroc », « Challenge » revient sur les propos du chef de mission de consultation du FMI au Maroc, Nicolas Blancher qui a reconnu que l’économie marocaine a réalisé des performances remarquables avec notamment, un redressement sensible des déficits budgétaire et du compte courant de la balance des paiements.

 Néanmoins, il reste beaucoup à faire pour atteindre une croissance plus élevée, soutenable et mieux partagée. D’importantes réformes structurelles sont entamées et il est nécessaire d’en accélérer la mise en œuvre pour accroitre les gains de productivité, la création d’emploi, et le potentiel de croissance de l’économie, recommande M.Blancher, cité par la publication.

 Les priorités sont notamment d’améliore la qualité du système éducatif, le fonctionnement du marché du travail, et le taux d’activité des femmes, et d’accélérer davantage les efforts en vue d’améliorer le climat des affaires, ajoute-t-on.

 Abordant le même sujet, « Finances New » s’intéresse à l’avis du FMI qui estime que le Dirham est à son niveau d’équilibre et qu’un régime de change plus flexible à terme aurait peu de conséquences sur la dépréciation de la monnaie nationale.

 « A long terme, le Maroc pourrait bénéficier d’un régime de change plus flexible qui lui permettra d’être mieux intégré à l’économie mondiale, et ce par la préservation de la compétitivité et le renforcement de la capacité d’absorption des chocs extérieurs », écrit l’hebdomadaire, citant des propos du chef de mission de consultation du FMI au Maroc, Nicolas Blancher.

 Et d’ajouter contrairement à d’autres pays, le Maroc n’est pas sous pression, car le Dirham est quasiment à un niveau d’équilibre et le problème de compétitivité ne se pose pas avec acuité actuellement.

 Sur un autre registre, « Finances News » rapporte que le marché de l’automobile a battu le record de l’année dernière, en dépassant la barre des 160.000 véhicules vendus pour terminer la saison en apothéose.

 Le segment des voitures de tourisme, véritable (VP) baromètre du marché, avec une part de plus de 93%, affiche des performances remarquables avec un volume de 133.902 véhicules écoulés, soit une hausse de 27,92%, précise la publication.

 Au niveau du top-ten du VP, le journal relève que toutes les marques ont profité de l’euphorie du marché et réalisent une croissance à deux chiffres.

 

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