La presse économique hebdomadaire a consacré cette semaine ses gros titres, commentaires et analyses à plusieurs sujets d’actualité, dont les investissements directs étrangers (IDE) chinois au Maroc, le poids de la fiscalité dans l’industrie du béton, le financement climatique, le logement social et les avancées des politiques sectorielles notamment l’agriculture et le tourisme.
« Finances News » s’intéresse ainsi à l’impact négatif d’une fiscalité « jugée trop lourde » sur la filière de l’industrie nationale du béton, notant que cette branche est soumise à une imposition qui a triplé en dix ans.
Le journal estime que l’industrie du béton est soumise à une fiscalité handicapante, qui se manifeste par une taxe spéciale sur le ciment (TSC), instituée depuis 2002 et qui alimente actuellement le Fonds de solidarité de l’habitat (FSH). Cette taxe est passée de 50 DH par tonne en 2002 à 150 DH par tonne en 2012.
Face à cette situation, Driss Effina, économiste et consultant, Abdelkader Boukhriss, président de la Commission fiscale de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM), et les professionnels ont joint leur voix pour la refonte de cette imposition fiscale qui génère une distorsion concurrentielle en favorisant les produits de substitution.
Dans sa rubrique développement durable, « Finances News » se fait l’écho de l’absence de visibilité quant à l’alimentation du Fondsvert pour le climat, notant que le Maroc doit mobiliser 45 milliards de dollars pour honorer ses engagements climatiques
L’hebdomadaire a indiqué que le Maroc a donné l’exemple en matière d’engagement en faveur de la lutte contre les changements climatiques en étant le deuxième pays en développement à annoncer son INDC (IntendedNationallyDetermined Contributions), précisant que la COP22 est le rendez-vous à ne pas rater pour drainer les financements nécessaires en vue d’honorer les engagements climatiques du Maroc.
Le Royaume à l’instar des pays en voie de développement, a tant besoin des mécanismes financiers internationaux pour faire face aux effets du changement climatique qui s’accentuent de plus en plus et atteindre les objectifs fixés dans le cadre de son INDC, à savoir réduire de 32 pc les émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2030 ( dont 19 pc conditionnés par des financements internationaux et l’implication de tous les acteurs).
Son confrère « Challenge » s’intéresse à l’action du ministère de l’agriculture qui consiste à régionaliser le programme sectoriel « phare » du gouvernement, à savoir le Plan Maroc Vert.
L’hebdomadaire indique, dans sa publication, que ce plan a atteint un niveau de maturité qui lui permet d’opérer une mutation en profondeur de ses modes de gestion et d’envisager la régionalisation avec optimisme et assurance. Par conséquent, l’implication des collectivités territoriales dans la mise en œuvre de Plans Verts Régionaux permettra d’assurer une plus grande adhésion des opérateurs locaux aux objectifs globaux.
Toujours dans le cadre des politiques sectorielles, « Challenge » revient sur les actions du ministère du Tourisme, qui a mené, au cours des quatre dernières années, une série d’actions visant la consolidation du positionnement du Maroc comme destination touristique de qualité et d’accroître les retombées positives du tourisme sur les populations locales et sur l’économie nationale.
Le journal estime que le Maroc a réussi à garder un niveau honorable sur la scène touristique internationale, avec un total de 10,17 millions de visiteurs enregistrés en 2015, contre 9,3 millions en 2010 générant un chiffre d’affaires de 33 milliards de dirhams.
Dans ce sens, la politique de diversification des marchés a permis une croissance moyenne annuelle de 3 pc en termes d’arrivées aux postes frontières durant la période 2012-2015, et la réalisation de performances positives au niveau des marchés d’Allemagne et du Royaume-Uni, avec respectivement un taux de croissance annuel moyen de 13 pc et 12 pc.
En matière d’investissement, le secteur a sur maintenir son attractivité, avec un bilan en 2015, d’environ 10 MMDH d’investissements réalisés et plus de 120 MMDH engagés.
