Les échanges agricole entre le Maroc et la Russie se portent bien et après la dernière visite du souverain marocain à la fédération de Russie, la volonté des deux pays à développer davantage les échanges commerciaux et notamment dans le secteur agricole est plus que jamais d’actualité. La réunion de travail de Aziz Akhannouch, ministre de l’Agriculture et de la Pêche Maritime avec les professionnels du secteur des fruits et légumes marocains va dans le sens d’une meilleure pénétration des produits agricoles marocains sur le marché russe.
Depuis l’ouverture de la ligne maritime directe Agadir-Saint Petersburg le volume des exportations marocaines vers la Russie n’ont cessé d’augmenter, avec une performance moindre durant la campagne agricole 2014/2015.
Après la visite du Roi Mohamed Vi à la Russie, la volonté des deux partenaires est telle que Aziz Akhannouch s’attend à «un vrai redécollage avec une embellie de 24% sur les agrumes et de 59% sur les primeurs», au titre de la campagne actuelle. Pour preuve, ajoute le ministre de l’Agriculture «les nouvelles conventions signées lors de la visite du Souverain, contribueront également à améliorer l’accès des produits marocains sur le marché russe».
De leur part, les professionnels du secteur, tout en restant confiant en les efforts déployés des deux côtés pour renforcer les domaines de coopération, se frottent les mains, tellement cette opportunité, leur permettra de diversifier les marchés d’écoulement des produits marocains et, surtout de multiplier les volumes tout en diversifiant les produits pour englober la tomate.
Selon des opérateurs du secteur, des efforts en termes de facilité financières sont souhaitables pour permettre à plus d’exportateurs de joindre à leur carnet de client, en plus des clients européens classiques, le marché russe qui compte 143.5 millions d’habitants. Les producteurs exportateurs attendent également de l’Etat qu’elle tienne ses promesses pour maintenir leur activité dans les marchés classiques et pénétrer les marchés émergent.
Malgré des terres noires très fertiles au sud du pays, le climat continental et les sécheresses récurrentes, ne favorisent pas l’agriculture. La surface agricole utile représente 13% du territoire. La place de l’agriculture dans l’économie russe a considérablement diminué en 20 ans, passant de 15,4% du PIB en 1990 à 3,9% du PIB en 2013.
Abou Al Anouar