Après la sortie médiatique de la militante Fatimatou Zaama, vice-présidente de l’Instance nationale de la protection des biens publics à propos du climat morose qui règne sur Tantan et impacte négativement les projets de développement, le gouverneur de la province est passé à la contre-attaque en minimisant les accusations portées contre lui à travers une série de rencontres qui ont été sanctionnées par une conférence de presse.
Dans une vidéo tournée devant l’office des Nations Unies à Genève, la militante Zaama avait accusé le gouverneur de manquement à ses devoirs soulignant que la corruption s’est propagée de long en large dans toutes les administrations de la province depuis son installation. Et de pointer directement l’agent d’autorité qui, selon la militante, serait derrière l’avènement de beaucoup de dysfonctionnements.
Saluée par un grand nombre d’acteurs de Tantan, le gouverneur de la province a tenté de réagir à cette vidéo en tenant une conférence de presse pour parler des obstacles qui freinent la mise en oeuvre des projets de développement lancés dans la province et énumérer les projets structurants qui ont vu le jour et qui, selon lui, ont bénéficié du financement de la province dans le cadre de l’INDH. Mais il semble que la sortie du gouverneur n’a pas eu un effet apaisant puisque, et parallèlement à l’appel de la militante Zaama, la pétition « أنقذوا مدينة طانطان » (sauvez Tantan) a été lancée sur les réseaux sociaux par des jeunes de la ville qui accusent le gouverneur et le gouvernement de marginaliser leur province et d’enterrer toutes les initiatives visant à la développer.
Il est à noter que le gouverneur s’en était pris lors de sa conférence de presse aux journalistes qu’il accuse de publier des faussetés soulignant au passage que « 80% des écrits est passible de prison ». Menaces qui ont été interprétées par des observateurs comme une tentative du premier responsable de la province d’esquiver ses responsabilités.