L’appel d’offre relatif au marché de l’éclairage public à Taroudant continue à faire des remous. Deux sociétés viennent en effet de déposer des objections et demandent des éclaircissements concernant ce marché public et les modalités de sa passation à une société sise à Salé.
Selon des sources bien informées, une société a favorisé une autre appartenant à un députe du PJD en jouant le rôle du « lièvre » et ce en soumettant une offre qui dépasse largement le budget alloué à ce marché.
Rappelons que des soupçons d’aiguillage pesaient sur l’appel d’offre dès le début. Le conseil municipal conduit par le PJD aurait taillé l’appel d’offre aux mesures d’un groupe qui commence à monopoliser ces travaux au Maroc.
Dans une lettre a adressée au gouverneur de la province de Taroudant, le groupe de l’USFP avait relevé plusieurs remarques afférentes à cet appel d’offre portant sur les travaux d’aménagement des réseaux d’éclairage public à la ville de Taroudant dont l’estimation des coûts des prestations établie par le maître d’ouvrage est fixée à 16.022.586,00 dirhams. Ces remarques portent notamment sur l’indisponibilité des échantillons demandés sur le marché marocain ce qui nécessite une procédure d’importation dont le délai est important et dépasse celui entre le lancement de l’appel d’offre et l’ouverture des plis.
Le groupe de l’USFP avait relevé également que seule une société siégeant en Turquie est en mesure de fournir les échantillons demandés et que l’importateur agrée au Maroc est une société qui avait déjà remporté des appels d’offre similaires à Tanger et Rabat et qui est en train d’étendre sa toile au Sud du Maroc.
Le groupe de l’USFP , et pour assurer des règles de jeu équitables aux soumissionnaires, avait appelé à annuler la demande d’échantillons physiques et de se contenter des fiches techniques garantissant la qualité du produit.
Pour l’anecdote, le député pjdiste en question est celui qui avait été pris en flagrant délit de fraude lors des épreuves de l’examen du baccalauréat.