L’invisible ennemi, le Coronavirus covid-19, a rendu le monde dans un état de récession économique féroce, jamais une telle crise que ça soit politique et / ou économique n’a réussi de paralyser le mouvement mondial à ce point-là.
Les effets de la mondialisation depuis le début du 21eme siècle bas son plein. Après la crise des subprimes de 2008 qui a perpétré le monde entier (à vrai dire au moins les grandes puissances internationales) avec une forte chute de toutes les sphères « réelle et monétaire ».
Douze ans plus tard, face à une guerre biologique, l’économie mondiale présente une vulnérabilité inquiétante, qui risque de se révéler au rythme de la progression de ce mythe féroce,
incontrôlable au moins jusqu’à aujourd’hui. Il a commencé son aventure en décembre 2019 à Wuhan, en Chine Centrale, puis s’est propagé dans le monde entier au cours de mois de Mars 2020.
Selon l’OMS l’épidémie devient un pandémie et demande des mesures de protection essentielles pour lutter contre sa propagation. D’ailleurs c’est le dessein de la main invisible qui a fabriqué cette guerre farouche contre l’humanité.
L’Asie comme l’Europe sont partis pour connaitre un arrêt brutal de leur économie et mise à l’épreuve sans
précèdent de leur système de santé. La conjoncture enregistre un blocage des secteurs d’activité phares chez les pays à vocation touristique comme l’Espagne et l’Italie. Aussi, les grandes puissances industrielles n’ont pas été épargnées de cette solidification.
Avant d’ouvrir le débat sur la question d’une guerre économique mondiale, il s’avère intéressant de dresser un document d’introduction sur le Dragon Rouge « la Chine », le premier pays touché par le Coronavirus covid-19. Loin de toute considération, la Chine demeure le premier pays dans la planète qui a brulé les
étapes de développement, sans respecter certaines théories Rocardiennes ou Krugmaniennes, un décollage économique depuis les années 1980 défi toutes les comparaisons. Elle réalise une fourchette de taux de croissance qui bascule entre 8% et 12% dépassant par des centaines de points les taux de croissance réalisés par les pays de la triade (USA, UE, JAPON). Via une base industrielle très développé, la chine octroi pour le reste du monde un climat des affaires propice, « l’implantation de plus en plus des firmes multinationales et des laboratoires de recherche et développement de pointe ».
De jours au lendemain, la chine se positionne comme leader sur la scène économique mondiale. Rappelons qu’entre 1978 et 2002, la croissance de l’économie mondiale a été de 2.8% par moyenne, celle de la Chine a été de 9.4%. Son adhésion à l’OMC (l’organisation mondiale de commerce) en 2001 a confirmé sa place grandissante dans le commerce mondiale faisant d’elle un nouveau pôle économique de grande envergure à l’instar des pays de la triade.
Les exportations chinoises particulièrement compétitive en raison du faible taux de change de devise national, les productions industrielles et technologiques chinois inondent tous les marchés, ceci grâce à l’adoption d’une politique d’investissement très avancée, les pouvoirs publics chinois facilitent la
délocalisation des firmes nationales tant vers les pays industrialisés afin de se procurer des technologies et pour accéder à des réseaux commerciaux plus élargis, que dans les pays en voie de développement (PVD) pour s’assurer des approvisionnements en matières premières, en énergie et ressources agricoles.
Par ailleurs la chine est devenue une puissance financière à part entière avec des réserves en devises conséquentes (les chiffres sont exorbitants dépassent toute anticipation). A certains ég ards, la chine se trouve aujourd’hui dans la même situation qu’au début du 20ème siècle pour les USA.
Ce dernier qui a battu toutes les crises depuis celle de 1929 jusqu’à la crise de 2008 afin de garder sa
place de leader mondial. La question qui se pose maintenant, peut-on remettre en cause l’intelligence de 1,3 milliards de chinois face à une telle crise, une telle pandémie qui pourrait menacer sa construction économique pharaonique baptisée le coronavirus covid-19 ?
Adil El jouali, professeur chercheur en Economie Internationale, Université Ibn Zohr