Le petit journaleux grincheux a sorti la tête de son trou pour nous gratifier d’un discours de la méthode. S’empressant d’expliquer l’inexplicable, le petit s’est lancé dans un prêche filandreux sur le journalisme et son éthique, attentant au passage aux gentils écrivains publics dont l’utilité sociale est avérée.
Pour introduire son allocution sur le bien et le mal, notre journaleux rappelle au préalable que ses articles meublaient les colonnes des grandes publications nationales avant même que nous, journalistes de bas étage, existions. Or, un fait interpelle : le parcours scolaire platement banal de cet intellectuel de quatre sous soulève maintes interrogations quant à sa capacité de rédiger ne serait-ce qu’une production écrite.
Lors de ses débuts dans le monde du magouillage, cet individu se prévalait d’être collaborateur des services des renseignements. Une carte qu’il faisait brandir pour faire chanter qui bon lui semblait.
Viendra ensuite sa tentative de se lancer dans le « journalisme ». Une tentative qui s’avérera calamiteuse pour le propriétaire d’un appartement sis à l’immeuble Al Moustakbal à Agadir qui a dû en découdre avec le journaleux pour recouvrer la somme de son bien vendu avant, et face aux suppléances de ce dernier, de baisser les bras et d’annuler la plainte qu’il avait déposée. Idem pour quelques pauvres qui ont cru aux paroles de ce « visionnaire » et qui ont accepté de le rejoindre dans son aventure pour ériger un « Machin Times » ou un « Bidule Post ».
Résultat: le projet tomba à l’eau et nos amis de la Herald Tribune peuvent dormir sur leurs lauriers car le concurrent venant de l’est a décidé de changer de cap et de s’essayer aux sports nautiques non pas en tant que pratiquant mais en tant qu’investisseur. Et voilà l’univers des jets ski qui voit notre petit homme débarquer plein d’enthousiasme. Mais là aussi l’histoire des impayés va se reproduire à Tamraght. Aujourd’hui, beaucoup se demandent comment quelqu’un avec un parcours scolaire banal voire modeste arrivera-t-il à assimiler et appliquer les règles de la communauté icarienne qui ne reconnait pas la monnaie et met en commun tous les objets et produits!
C’est dire, cher journaleux, qu’avant de parler de vertu il faut songer à effacer son historique. Or, et dans votre cas, nous estimons qu’il vous faut quelque chose de plus avancé que le raccourci « Ctrl + Maj + Suppr ».
Seriez-vous en mesure d’éclairer la lanterne de nos lecteurs et nous expliquer pourquoi votre demeure et mise à la vente aux enchères? Pourquoi dans l’une de vos vidéos vous prétendez être victime d’une agression alors qu’en réalité il s’agissait d’un règlement de compte entre hommes à propos d’une femme durant lequel vous n’avez pas pu tenir face à l’autre mâle? Pourquoi vos anciens collaborateurs vous ont-ils tous abandonné? Pourquoi on ne les voit plus dans vos vidéos ? Pourquoi les affaires que vous soulevez demeurent sans suite ? Pourquoi vous soulevez quelques affaires et vous fermer les yeux sur d’autres?
Voyez-vous cher petit journaleux, votre maison est de verre bas de gamme. Faites-nous le plaisir de nous jeter une pierre et d’indiquer expressément le nom de notre médias et là vous allez comprendre pourquoi on a érigé le journalisme, le vrai, en autorité.
Vous avez tant profité et abusé de la gentillesse des Gadiris et le temps de la réédition des comptes, pour vous et vous semblables, est venu. Donc, et avant d’annoncer le lancement imminent d’un journal, pensez à régler vos dettes. La dizaine de véhicules parqués dans votre demeure peuvent servir à couvrir une partie de l’ardoise!